La newsletter Les erreurs inavouables

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La newsletter Les erreurs inavouables

CREATION RCGS COMINES WARNETON
Publié dans LE WEB · 19 Juin 2021
Les erreurs inavouables
1. Envoyer une newsletter via votre système de messagerie pro ou perso (gmail, yahoo, outlook, free…)

Pour plusieurs raisons, envoyer une newsletter via votre email personnel ou professionnel est totalement contre-productif.
a. Ces solutions gratuites ne sont pas prévues pour et sont en quelques sortes bridées.

Votre boîte Gmail standard (non G-Suite) ne vous permet, par exemple, qu’un maximum de 500 emails sur 24h glissantes que cela soit 1 email à 500 destinataires, 20 emails à 25 destinataires … ou un peu de tout ça. Si vous passez votre journée à envoyer des emails, 500, ça part vite.

b. Utiliser la même boite email pour envoyer

   la newsletter de votre société
   les dernières exploits des enfants à leurs grands-parents
   les justificatifs demandés par le club de sport de votre aîné

est la meilleure méthode pour mixer les destinataires et envoyer un email personnel à un groupe de destinataires qui n’aurait jamais dû le recevoir.

c. L’accord de votre futur lecteur est aujourd’hui une obligation légale, hors ces versions d’Outlook, Gmail et .co ne proposent pas de liens de désabonnements.

2. Envoyer à des destinataires qui n’ont jamais donné leur permission / pas volontairement souscrit à vos newsletters

Cela peut paraître évident, mais trop de sociétés se procurent encore des fichiers emails dont l’origine et l’état d’optin sont plus que discutables...

Petit exemple :

Vous prévoyez d’envoyer votre newsletter sur une base de personnes qui s’est abonnée à une newsletter d’une autre société il y a 7 ans (si le mail est encore bon vous avez de la chance…), qui n’est à priori pas du tout intéressée parce que vous envoyez, et qui au mieux vous classera en spam, et au pire déposera une plainte auprès des services adaptés.

La conséquence : devant ces réactions négatives (plaintes, mise en indésirables), les fournisseurs d’accès emails de vos destinataires empêcheront vos futures communications d'atteindre vos destinataires. Votre IP d’envoi sera alors blacklistée et plus aucun email ne partira de votre base. En d'autres termes, vous serez bloqués.



Si vous utilisez une solution d’emailing professionnelle (de type Aweber, Mailchimp, Sarbacane, Sendinblue ou plus performante comme Hubspot), cela peut être résolu rapidement,  mais si en plus vous envoyez vos communications via votre gmail  pro/perso (partie 1), l’IP bloquée sera probablement la même que celle  de votre site web,  ou celle de votre box internet. Dans ce cas précis, les internautes ne  pourront plus accéder à votre site, et vous devrez vous rapprocher de  votre fournisseur internet pour débloquer la situation (cela peut  prendre plusieurs jours).
3. Envoyer à des contacts désabonnés
Une fois de plus  j’enfonce une porte ouverte, mais prenez s’il vous plaît en  considération tous les désabonnements de vos destinataires. A part les  bouchons sur le Lancastel*, il n’y a rien de plus agaçant  que de recevoir à nouveau des newsletters promotionnelles dont on s’est  déjà désinscrit. Niveau image de votre entreprise, cela peut également  s’avérer catastrophique.
En effet, des contacts désabonnés peuvent aujourd’hui être de redoutables détracteurs sur les réseaux sociaux.

4. Ne pas proposer de lien de désabonnement ni de version en ligne
Pour rebondir sur les parties 2 et 3, il est aujourd’hui impératif de proposer un lien de désabonnement, et très fortement conseillé de proposer une version en ligne de votre newsletter (aussi appelée version miroir).
  • En regard du “Code des postes et des communications électroniques - Article L34-5”, il est obligatoire d'indiquer les coordonnées auxquelles le destinataire peut gratuitement se désabonner. Concrètement et simplement : vous DEVEZ insérer un lien de désabonnement dans vos communications.
  • La version en ligne, ou “copie web” / "version miroir", n’est pas  légalement obligatoire, mais 5 à 10% des cliqueurs passent par ce lien  pour consulter votre newsletter… 10% ce n’est pas rien.
Pour ceux qui se  poseraient la question, la version en ligne est une version générée  automatiquement par votre outil d’emailing et hébergée sur leurs  serveurs. Elle permet d’afficher l’email dans votre navigateur et passer  outre certains bugs d’affichage (images, mise en page).



5. Ne pas rendre votre newsletter responsive
Dernière erreur inavouable : ne pas rendre votre newsletter responsive, soit adaptable à tous les types d’écran, de l’ordinateur XXL au smartphone en passant par la tablette. Fin 2016, 53%  des emails étaient au départ ouverts sur un smartphone (et cette  statistique ne cesse de croître). Il est donc impératif que votre  newsletter soit de type “responsive design”.
Nous avons déjà tous  reçus des newsletters non adaptées (textes illisibles), avec un  agencement trop chargé, et n’avons du coup pas souhaité en lire  davantage, et avons encore moins cliqué.

Les erreurs impardonnables
1. Envoyer des emailings non ciblés / ne pas segmenter votre base de données
Les communications que  vous envoyez doivent être intéressantes pour vos destinataires. Envoyer  une newsletter juste parce que votre Responsable Commercial vous le  demande est inutile, et vous risquez d'essouffler une base de données marketing qui n’a que faire de vos promos qui ne les concernent pas. Faites du tri ! Et n’envoyez pas la même communication à tout le monde. Vos prospects / personas n'ont pas les mêmes attentes.
Vos derniers escarpins  en vernis mauve n’intéressent que très peu Julien MARIE LOUISE, 57 ans,  de la Plaine des Cafres ; et inversément, le dernier enduit de  rebouchage a très peu de chance d’être compulsivement acheté par Maëlis  FONTAINE, 21 ans à Saint-Pierre.
Tous les outils  d’emailing du marché proposent de segmenter vos envois, ou l’import de  listes. Segmentez vos envois, vos prospects vous en remercieront.
2. Utiliser une adresse de réponse de type no-reply
Lorsque vous envoyez des  newsletters, l’outil que vous utilisez vous propose d’enregistrer une  adresse de réponse. Celle-ci a plusieurs finalités :
  • traiter les retours : absence du bureau, boîte pleine, email n’existe plus...
  • recueillir les questions qu’un destinataire pourrait avoir à vous poser. Passer à côté de cette question pourrait vous priver d’une vente potentielle !
Nous sommes en 2017, et  proposer une adresse no-reply est impensable. A l’ère du 2.0, du  collaboratif, vous ne pouvez pas envoyer de communication puis fermer le  dialogue une fois votre message délivré. Si une marque communiquait  avec vous de la sorte, vous inspirerait-elle confiance ?

3.Envoyer des newsletters en “full-image”
Pendant quelques années, envoyer une image montrait à vos  destinataires, concurrents, que vous saviez envoyer autre chose que du  texte.
La contre-partie ? Les fournisseurs d’emails ont vite catégorisé, et à raison, ces newsletters de “publicités”, “promotions”, et les déplaçaient gentiment dans le dossier SPAM  (ou pourriel) de vos destinataires. Gmail propose d’ailleurs toujours  un onglet pour ce type de communications afin d’alléger votre boîte  email principale.
La délivrabilité de vos communications devrait d’ailleurs être LA “métrique” sur laquelle vous devriez vous concentrer : suis-je sûr(e) que mes communications arrivent bien en boîte de réception ?
Jouer sur le ratio TEXTE / IMAGE vous permettra  d’optimiser vos chances d’être délivrés en boîte de réception : et  idéalement celui-ci devrait être de 60% texte, 40% image.

marketing-management.io

Sources de l'article:



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